ULTIMATE COACH Ouvrir votre espace de travail

Planifier un entraînement de water-polo : l’eau, le créneau et le tableau

En water-polo, c’est le bassin qui décide de la séance avant l’entraîneur. Ne pas le compter, c’est planifier une séance qui n’entre pas dans le créneau.

Le créneau est la première contrainte

Une salle se réserve ; l’eau se partage. La plupart des clubs travaillent dans un bassin qui, à la même heure, appartient aussi à d’autres : des nageurs, une école de natation, une catégorie plus jeune sur les lignes voisines. Cela change la planification d’une façon qu’un plan écrit pour une salle ne laisse jamais voir.

Ce dernier point est la raison pour laquelle il vaut la peine d’avoir les exercices dessinés et montrés à l’avance. Une minute au bord vaut cinq minutes dans l’eau.

Le sec et l’eau forment un seul plan, pas deux

Le travail à sec est souvent mené à part, comme quelque chose qui se fait « s’il reste du temps ». On y perd la seule partie de l’entraînement où l’on peut travailler ce que l’eau ne permet pas, et la seule qui ne dépende pas du planning du bassin.

Menés dans un même plan, la charge totale de la semaine se voit. Menés séparément, la séance à sec la plus dure tombe régulièrement la veille de la séance dans l’eau la plus dure, et personne ne planifie cela exprès.

Un tableau de water-polo n’est pas un tableau de handball

Le terrain a ses propres marques : la ligne des cinq mètres, celle des deux mètres, le centre. Un exercice dessiné sur le mauvais terrain se lit mal, parce que les distances ne sont pas les mêmes et que les postes ne veulent pas dire la même chose.

Il en va de même pour le marquage des joueurs. En water-polo, le bonnet numéro un est celui du gardien et il est rouge ; un bonnet bleu portant un un est le détail que tout joueur repère en une seconde, et qui dit aussitôt que le support n’a pas été fait par quelqu’un du sport.

La supériorité et l’infériorité numériques sont les situations qu’il vaut le plus la peine d’avoir dessinées et animées. Les déplacements sont courts, définis avec précision et répétés à chaque match — et c’est exactement là que se joue la différence entre « tout le monde sait où aller » et « tout le monde croit le savoir ».

Ce qu’on suit sur la saison

À côté des présences et des mesures habituelles, le water-polo gagne à ce que l’on note aussi combien chacun a réellement passé de temps dans l’eau, séparément du nombre de séances. Celui qui a passé trois semaines à sec à cause d’une épaule était présent à chaque séance, mais n’a pas fait le même travail — et si cela n’est écrit nulle part, en mars cela ressemble à une baisse de forme sans raison.

Tout au même endroit : la saison, la semaine dans le calendrier, les présences, les mesures et des exercices qui bougent. Sept sports, chacun sur son propre tableau.

Ouvrir votre espace de travail
Exercices animés : quand les flèches ne suffisent plusUn exercice dessiné avec des flèches ne dit pas quand les choses arrivent. Comment un exercice animé règle l’ordre et le tempo, et ce qu’il vaut la peine de dessiner. Le plan annuel d’entraînement : comment se bâtit une saisonUne saison ne se construit pas semaine après semaine. Comment bâtir le plan annuel : le calendrier des compétitions comme point de départ, trois périodes, et ce qui se décide à l’avance. Mesures des joueurs : quoi mesurer et à quelle fréquenceUne mesure ne veut dire quelque chose que si elle est répétée dans les mêmes conditions. Ce qu’on suit sur une saison, à quelle fréquence, et comment lire le résultat.